TERRORISME ET MONDIALISATION : CRISE OU NORMALITE ?

« Si Dae’ch n’existait pas, il aurait fallu l’inventer ! Car une telle menace permet de maintenir une croissance continue des budgets militaires, d’entretenir les millions d’emplois du complexe militaro-industriel américain, sans dénombrer les effets de sous-traitance et la multiplication des sociétés de sécurité privée, d’intelligence économique et de communication. La sécurité et tous ses nouveaux mercenaires constituent, désormais un secteur économique à part entière. C’est la gestion de l’instabilité constructive. Aujourd’hui, de grandes sociétés comme Google par exemple, supplantent l’État américain et les grandes entreprises en termes de moyens financiers pour l’investissement et la recherche dans le secteur militaire en finançant des projets de robots et de drones maritimes et aériens. Tout cela transforme le complexe militaro-industriel classique et rapporte beaucoup, beaucoup d’argent. Pour justifier et accompagner ces différentes mutations, le terrorisme est une absolue nécessité. Initialement, Dae’ch n’a pas été éradiqué mais entretenu, parce que cela servait les intérêts, tant des grandes puissances que des puissances régionales . »

http://prochetmoyen-orient.ch/lenvers-des-cartes-du-9-mai-2016/

LA MENACE TERRORISTE EN FRANCE EN 2016

« A partir de ce discours du 22 septembre 2014, l’EI effectue un « pivot stratégique », et réoriente une part de ses opérations contre les Occidentaux, les Etats-Unis et généralement tous les pays qui s’opposent à lui en ciblant plus particulièrement la France

En redéployant une partie de ses moyens pour frapper directement l’Occident sur son propre sol, l’EI poursuit un double objectif opérationnel :

  • d’une part immobiliser les moyens militaires et sécuritaires de ses ennemis loin de son sanctuaire territorial, afin d’alléger la pression et de disperser les forces qui lui sont opposées
  • d’autre part, frapper les « zones grises », où coexistent musulmans et non-musulmans, afin de faciliter le ralliement des musulmans à leur califat nouvellement proclamé.

Les attaques sont soit le fait de personnes qui ne peuvent rejoindre l’EI, soit de personnes qui vont échouer à rejoindre l’EI, soit encore de personnes revenues après un séjour au sein de l’EI – la priorité restant au recrutement de volontaires pour défendre le sanctuaire territorial.

Il s’agit « d’activer » au sein des esprits fragilisés par différents facteurs (parcours personnels, politiques publiques ou situations économiques difficiles…), les leviers permettant non seulement l’adhésion au projet idéologique mais encore le passage à l’acte terroriste.

Etudier, comprendre, concevoir (enfin) des réponses globales et les appliquer sont donc des étapes indispensables et urgentes. »

http://www.pauljorion.com/blog/2016/01/15/la-menace-terroriste-en-france-en-2016-par-cedric-mas/#_edn11