Le durcissement de la guerre froide avec la Russie

« Au cours de la campagne présidentielle, un certain nombre de membres de l’équipe de Donald Trump se sont entretenus avec des diplomates russes, ce qui semble relever du bon sens pour une équipe visant à diriger la première puissance militaire mondiale, mais est vécu comme une potentielle trahison par la presse américaine, les néoconservateurs républicains et les démocrates.

Outre ces égarements, deux agences américaines de sécurité ont accusé la Russie d’interférence dans les élections (via le piratage des emails du parti démocrate). Ces accusations sont traitées comme des faits indiscutables par les médias. Pourtant, à ce jour, aucune preuve tangible n’a été apportée. Tout repose sur des déclarations de la CIA et du FBI et un rapport qui, contrairement à ce qui est souvent dit, n’implique qu’une infime partie de deux organismes de sécurité américaine sur dix-sept (la NSA en particulier ne se serait pas prononcée). (11) De plus, même si ces accusations s’avéraient exactes, elles seraient assez « risibles » comparées aux pratiques américaines d’intervention dans les affaires des autres pays.

On rappellera simplement les documents rendus publics par la CIA qui attestent de l’assassinat par les Américains du dirigeant démocratiquement élu qui avait renversé le Shah d’Iran en 1953, et plus proche de nous les interventions publiques d’Hillary Clinton qui avait encouragé les manifestations anti-Poutine pendant les dernières élections russes.

Il serait donc tentant de tourner en ridicule l’obsession des médias américains à discourir sur l’influence réelle ou supposée du Kremlin dans le processus électoral de 2016. »

Donald Trump siffla trois fois (2/3)