La globalisation vs. le peuple

« On la croyait acquise, irrévocable. Elle était censée sécréter quasi-mécaniquement le bien être, augmenter la productivité à la faveur des échanges commerciaux libéralisés. Toutes les barrières furent donc abattues pour favoriser la globalisation car il serait dit que marchandises et capitaux circuleraient sans contrôle ni régulation. Et les perdants d’aujourd’hui –si perdants il y aurait au sein de nos sociétés occidentales!- seraient compensés demain par une élévation de leur niveau de vie. On avait pourtant négligé de nous dire que les grands bénéficiaires de la globalisation ne seraient pas seulement les travailleurs des pays en développement, et tant mieux pour eux ! Les riches et les nantis de nos nations occidentales -qui n’en avaient pas vraiment besoin– furent effectivement –chez nous- les grands gagnants de la globalisation, par commerce, par spéculation et par investissement interposés. »

La globalisation vs. le peuple

Un monde fragmenté. Les forces centrifuges de la mondialisation

« LA MONDIALISATION, l’intégration par les échanges, la circulation des personnes, des services et des biens, les tendances à l’uniformisation culturelle ont pu faire croire à une convergence vers l’unité du monde et à la construction d’une « communauté internationale ». Certains avaient théorisé la fin de l’histoire, d’autres encore entrevoyaient que la planète deviendrait plate grâce à l’abolition des barrières physiques et mentales que devait permettre la diffusion universelle des technologies d’information et de communication. L’Europe, construite sur le droit et sur la culture du compromis, apparaissait comme la pointe avancée de ce mouvement. Elle avait aboli la violence comme instrument de règlement des différends entre Etats et au sein des Etats, montrant ainsi l’exemple au reste du monde. Mais l’Union européenne se trouve désormais confrontée à la remise en cause de sa propre cohésion interne, sous l’effet de la crise économique, de la fatigue des opinions vis-à-vis des ambitions intégratrices, et des menaces, dans la suite des crises migratoires, sur ce qui est l’une des manifestations les plus fortes d’unité, Schengen et la libre circulation des personnes. »
http://www.diploweb.com/Un-monde-fragmente-Les-forces.html

TERRORISME ET MONDIALISATION : CRISE OU NORMALITE ?

« Si Dae’ch n’existait pas, il aurait fallu l’inventer ! Car une telle menace permet de maintenir une croissance continue des budgets militaires, d’entretenir les millions d’emplois du complexe militaro-industriel américain, sans dénombrer les effets de sous-traitance et la multiplication des sociétés de sécurité privée, d’intelligence économique et de communication. La sécurité et tous ses nouveaux mercenaires constituent, désormais un secteur économique à part entière. C’est la gestion de l’instabilité constructive. Aujourd’hui, de grandes sociétés comme Google par exemple, supplantent l’État américain et les grandes entreprises en termes de moyens financiers pour l’investissement et la recherche dans le secteur militaire en finançant des projets de robots et de drones maritimes et aériens. Tout cela transforme le complexe militaro-industriel classique et rapporte beaucoup, beaucoup d’argent. Pour justifier et accompagner ces différentes mutations, le terrorisme est une absolue nécessité. Initialement, Dae’ch n’a pas été éradiqué mais entretenu, parce que cela servait les intérêts, tant des grandes puissances que des puissances régionales . »

http://prochetmoyen-orient.ch/lenvers-des-cartes-du-9-mai-2016/