Marine Le Pen, Schengen et la vaine instrumentalisation des frontières

« Rappelons que cette Europe de la sécurité trouve son origine, en 1976, dans la coopération Trevi. Historiquement, il s’agissait de lutter contre le terrorisme (en particulier du terrorisme palestinien), la criminalité organisée et le trafic de drogue. Face à ces phénomènes transnationaux, les États avaient initié une coopération politique visant renforcer une action collective. Les progrès menés par la suite en matière d’intégration résultaient d’un constat : la défense de la souveraineté entravait le renforcement de la lutte contre ces diverses menaces transnationales (par exemple le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme).

En remettant en cause l’acquis de Schengen, notamment dans son volet sécuritaire, au nom d’une politique de sécurité menée à l’échelon exclusivement national, le projet porté par la candidate frontiste menace d’opérer un grand bond en arrière dans l’édification de cette Europe de la sécurité, dont les criminels et terroristes seraient les premiers bénéficiaires. »

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