Les banquiers ont causé la crise de 2008

« Pour comprendre d’où vient la crise de 2008, il faut revenir en … 1992 ! Certains ne s’en souviennent peut-être pas mais l’année est marquée aux Etats-Unis par des émeutes dramatiques à Los Angeles. Entre le 29 avril et le 4 mai, celles-ci feront entre 53 et 55 morts et plus de 2300 blessés. 11 000 personnes seront arrêtées en l’espace de 6 jours.

Moins d’un an plus tard, Bill Clinton entre à la Maison-Blanche et l’analyse qu’il fait de ces émeutes est la suivante : les gens n’auraient pas mis à sac certains quartiers s’ils avaient été propriétaires de leurs maisons. En conséquence, il faut permettre aux personnes issues des quartiers les plus modestes d’accéder à la propriété. Comment faire en sorte que ces personnes qui n’ont que peu de ressources puissent y accéder : grâce au crédit pardi ! »

« Quel est l’impact d’une forte baisse des taux comme celle qu’a engagé la Fed au milieu des années 2000 ? Lorsque c’est facile de faire du profit grâce à des taux élevés, on ne va pas prendre de risque et on prête donc aux ménages “prime”, solvables. En revanche quand les taux sont plus faibles et que l’on a déjà vendu un crédit immobilier et 2 crédits consommation aux ménages prime, il faut sortir de sa zone de confort pour aller chercher du profit. Les banques se tournent alors vers des crédits plus risqués, mais dont le taux est plus élevé (car le risque est plus élevé) : les ménages subprimes. »

« Il serait donc réducteur de dire que les banquiers ont provoqué la crise de 2008. Si ceux-ci ont évidemment prêter à des ménages insolvables et joué au casino sur la valeur de SPVs qu’ils étaient incapables de valoriser, ils ont bien été poussés au crime par l’Etat. »

“Les banquiers ont causé la crise de 2008”

58 clignotants Américains s’affolent en 2015

# 3 Il a été estimé que 43 % de l’ensemble des ménages américains dépensent plus d’argent que ce qu’ils gagnent chaque mois.

# 4 Pour la première fois, la classe moyenne américaine constituent désormais une minorité de la population américaine alors qu’en 1971, 61 % de tous les Américains étaient considérés comme faisant partie de cette classe moyenne.

# 9 Selon l’Administration de la sécurité sociale américaine, sur l’ensemble des travailleurs américains, 51% gagnent moins de 30.000 dollars par an.

# 16 Aussi incroyable que cela puisse paraître, les 20 personnes les plus riches aux Etats-Unis ont maintenant plus d’argent que l’ensemble des 152 millions d’Américains les plus pauvres.

# 37 Selon John Williams, de shadowstats.com, si le gouvernement américain donnait les chiffres exacts du taux de chômage, il serait de 22,9 %.

www.businessbourse.com/2015/12/28/58-clignotants-americains-saffolent-en-2015-cest-tellement-fou-quil-est-impossible-de-ne-pas-y-croire/

Dette : les 12 mesures mises en débat

« 1 : une annulation de tout ou partie de la dette illégitime (“haircut”).

2 : un allongement substantiel des durées de remboursement et un plafonnement des taux d’intérêt.

3 : Un impôt exceptionnel progressif sur les 10 % (ou les 1%) les plus riches, dont les recettes serviraient à rembourser par anticipation une partie de la dette. Ce type de mesure est même évoqué dans un rapport récent du FMI ! Mais il faudrait prévoir (ce que ne fait pas le FMI) un seuil protégeant les petits épargnants.

4 : l’obligation faite aux banques de souscrire un quota de titres de la dette publique ou de la dette des collectivités locales, par exemple en réemploi des fonds collectés sur les livrets A.

5 : un emprunt forcé (selon Jean-Paul Fitoussi). Il consiste à “contraindre les contribuables à prêter à leur gouvernement” et cela peut se faire à un taux d’intérêt réduit.

6 : l’extension du secteur bancaire public. Les Caisses d’épargne, la Banque Postale pourraient étendre leur collecte (par hausse du plafond du livret A) afin de financer les dettes publiques et locales à des taux bas mais garantis (selon l’exemple du Japon).

7 : la socialisation du système bancaire dans son intégralité. Les banques devraient passer sous contrôle des pouvoirs publics (européens, nationaux et régionaux) et être dirigées par des conseils d’administration représentatifs des parties prenantes et de la société civile ; elles procureraient des financements à taux modéré aux acteurs publics locaux et nationaux.

8 : mettre à jour le “cadastre” de la dette en levant l’opacité sur l’identité des créanciers de l’Etat. Il faut assurer une parfaite transparente et traçabilité des transactions sur les titres de la dette publique.

9 : mettre un terme à l’exode fiscal, aux paradis fiscaux, à l’optimisation fiscale des multinationales notamment par la manipulation des prix de transfert.

10 : renforcer très substantiellement les moyens et les effectifs du contrôle fiscal.

11 : une réforme fiscale assurant une plus grande équité dans le financement des dépenses publiques.

12 : organisation d’un audit permanent de la politique d’endettement public avec participation citoyenne. »
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/05/30/59-de-la-dette-publique-francaise-est-%C2%AB-illegitime-%C2%BB-alors-on-fait-quoi/