Faut-il se priver de tout plaisir pour rester en bonne santé ?

« Il est temps, aussi, de s’éloigner des clichés en renonçant définitivement aux messages caricaturant le « déviant » – celui qui adopte des comportements malsains – en individu repoussant, isolé, malheureux. Celui qui adopte la bonne attitude étant peint en individu épanoui, beau, heureux et socialement bien intégré.

Réinventer la prévention, c’est aussi et surtout tenir compte de l’environnement dans lequel chacun vit. Certes l’individu dispose de son libre arbitre, mais on oublie un peu trop vite que le contexte influence aussi nos comportements. Le surpoids ne se présente pas de manière homogène selon les niveaux socio-économiques ou selon les régions. Le fait de fumer ou de boire de l’alcool correspond, en partie, à un processus de reconnaissance sociale. Et ce ne sont que deux exemples.

Ainsi la prévention doit devenir un objet de débat et de construction collective impliquant les citoyens. Cela implique que les experts mettent à disposition de tous leurs connaissances sur un sujet, mais aussi leurs interrogations. Faut-il faire 20 ou 30 minutes de marche par jour pour observer un effet bénéfique sur notre santé ? Ouvrons le débat ! Les experts doivent expliciter les changements de comportements qu’ils estiment bénéfiques tout en acceptant de les remettre en question. Un objectif de réduction de la consommation d’alcool, par exemple, ne sera sans doute pas perçu de la même façon dans une région non-vinicole et une région vinicole, ou encore dans un territoire ultramarin de production de rhum. »

https://theconversation.com/faut-il-se-priver-de-tout-plaisir-pour-rester-en-bonne-sante-77631

TAXIS contre VTC, comment sortir de la crise du transport rémunéré de personnes, en France ?

« L’histoire des taxis est donc jalonnée de crises auxquelles les différentes stratégies adoptées pour y mettre fin, ou les limiter, ne semblent, à chaque fois, qu’apporter une solution temporaire, et doivent être révisées encore et encore avec l’évolution technique, économique ou sociale. Et la dernière en date n’est pas des moindres. Avec l’arrivée des plateformes numériques de mise en relation, qui ont ouvert la route à l’explosion des VTC, un changement de paradigme s’applique au monde entier.

Tandis qu’en France, nous nous débattons dans une évolution très rapide, peut-être même trop rapide pour un marché très réglementé, ayant pour effet que les tentatives de solutions mises en place jusqu’ici ne parviennent pas réellement à résoudre l’équation.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ? Que devons-nous prendre en compte pour nous donner les moyens d’envisager et de préconiser les bonnes solutions à une sortie de crise ?

Sortir de la crise nécessitait de trouver une solution respectueuse de l’ancien état et du nouvel état. Cela nécessite de comprendre à la fois les intérêts à préserver et les revendications à considérer. 
Les principales problématiques qui sont d’abord ressorties de nos analyses respectives sont l’importance de protéger les investissements des chauffeurs de taxis et la protection sociale des chauffeurs de VTC.

Mais ce que cela révèle surtout c’est la désuétude d’un modèle et le bouleversement du marché par un autre. C’est une forme de nouvelle querelle des Anciens et des Modernes, dans une application très ciblée ici, mais qui n’est pas embryonnaire du tout et porte en son sein la capacité de bouleverser fondamentalement le système économique, social et sociétal actuel. »

TAXIS contre VTC, comment sortir de la crise du transport rémunéré de personnes, en France ?

Un entretien avec Alain Accardo

« Pour faire ce travail de mise en forme de l’opinion, les médias recrutent des salarié(e)s sélectionné(e)s et formé(e)s de façon que toutes leurs propriétés (origine sociale, classe d’âge, parcours scolaire, diplôme universitaire, bagage culturel, goûts esthétiques, préférences morales, etc.) contribuent à les faire adhérer activement aux différentes expressions de l’idéologie dominante (hédonisme consommatoire, individualisme libertaire, écolo-humanitarisme, américano-tropisme, européanisme bruxellois inconditionnel, préférence pour le privé contre le public, hostilité envers le syndicalisme de classe et spécialement envers la CGT, favoritisme pour la CFDT, etc.), de même qu’ils adhèrent à cette forme d’analphabétisme politique caractéristique de la classe moyenne moyennement instruite qui consiste à réduire la politique à ce que les personnalités politiques, et en particulier celles occupant des responsabilités dans les appareils et les institutions, proclament qu’elles font, qu’elles ont fait ou qu’elles vont faire. La presse, avec ses journalistes et ses sondeurs, n’a de cesse de transformer la vie politique en une scène théâtrale où se déroule une joute verbale ininterrompue, ce qu’on pourrait appeler – pardon pour ce néologisme barbare – une parlocratie qui, faute de pouvoir empêcher radicalement toute critique sérieuse du système, a au moins pour effet de noyer et de désamorcer toute opposition. »

https://www.vice.com/fr/article/jpyx9b/les-medias-ne-sont-plus-que-tres-accessoirement-des-facteurs-de-lutilite-publique-un-entretien-avec-alain-accardo

Marine Le Pen, Schengen et la vaine instrumentalisation des frontières

« Rappelons que cette Europe de la sécurité trouve son origine, en 1976, dans la coopération Trevi. Historiquement, il s’agissait de lutter contre le terrorisme (en particulier du terrorisme palestinien), la criminalité organisée et le trafic de drogue. Face à ces phénomènes transnationaux, les États avaient initié une coopération politique visant renforcer une action collective. Les progrès menés par la suite en matière d’intégration résultaient d’un constat : la défense de la souveraineté entravait le renforcement de la lutte contre ces diverses menaces transnationales (par exemple le blanchiment d’argent ou le financement du terrorisme).

En remettant en cause l’acquis de Schengen, notamment dans son volet sécuritaire, au nom d’une politique de sécurité menée à l’échelon exclusivement national, le projet porté par la candidate frontiste menace d’opérer un grand bond en arrière dans l’édification de cette Europe de la sécurité, dont les criminels et terroristes seraient les premiers bénéficiaires. »

https://theconversation.com/marine-le-pen-schengen-et-la-vaine-instrumentalisation-des-frontieres-76970

Ron Paul est d’accord avec moi sur le terrorisme!

« Ça fait environ 16 ans que les États-Unis mènent une guerre contre le terrorisme et le résultat le plus visible est une réduction des libertés individuelles, une augmentation de la surveillance des citoyens, l’intrusion dans la vie privée et la réduction de la liberté d’expression, sans oublier les milliers de militaires et civils décédés sur le terrain. Malgré cela, la menace demeure toujours présente et a probablement même augmenté. Pourtant, les dirigeants du G7 viennent de renouveler leur vœu de combattre le terrorisme lors du Sommet en Sicile.

 

D’autre part, l’élément le plus notoire du récent voyage outre-mer du POTUS, Donald Trump, est une entente de commerce d’armement avec l’Arabie Saoudite, une dictature totalitaire, une théocratie extrémiste qui non seulement utilise ces armes pour oppresser la population tout en permettant à la famille royale de vivre une vie de luxe, mais supporte aussi l’extrémisme religieux et les activités terroristes. Non seulement les américains bombardent les civils, mais en plus ils soutiennent leurs oppresseurs! C’est à rien n’y comprendre… »

Ron Paul est d’accord avec moi sur le terrorisme!

L’Europe de l’économie et du droit, ça ne marche pas

« Ainsi, de nombreux pays – parce qu’ils y sont poussés par les circonstances et non par “populisme”, par quelques viles passions “anti-européennes” ou par volonté de “repli national” – transgressent ces règles ou les contournent. L’Irlande et le Luxembourg transgressent les règles de la concurrence non faussée en pratiquant de longue date un dumping fiscal agressif ; les pays d’Europe du Sud, victimes de la crise et d’une désindustrialisation accélérée, transgressent les règles du Pacte budgétaire ; l’Allemagne, qui doit faire face au défi du vieillissement de sa population, dégage une épargne incompatible avec les équilibres macroéconomiques de la zone euro et fait fi du ratio maximal d’excédent courant autorisé par Bruxelles. Enfin, les pays d’Europe centrale, qui ont dû faire face à l’afflux de centaines de milliers de migrants en 2015, ont également transgressé de nombreuses règles sur la libre circulation des personnes et l’accueil des réfugiés dans l’espace Schengen.

Du coup, si plus personne ne respecte les règles européennes, que reste-t-il de l’Union ? Tout cela ne se résume pas à une simple question institutionnelle qu’on pourrait régler via une nouvelle réforme du fonctionnement de l’UE, en ajoutant des procédures aux procédures et en empilant de nouvelles institutions sur celles qui existent déjà (en créant un Parlement de la zone euro par exemple, ou en augmentant le budget propre de l’Union). »

David Cayla et Coralie Delaume : « L’Europe de l’économie et du droit, ça ne marche pas »

La globalisation vs. le peuple

« On la croyait acquise, irrévocable. Elle était censée sécréter quasi-mécaniquement le bien être, augmenter la productivité à la faveur des échanges commerciaux libéralisés. Toutes les barrières furent donc abattues pour favoriser la globalisation car il serait dit que marchandises et capitaux circuleraient sans contrôle ni régulation. Et les perdants d’aujourd’hui –si perdants il y aurait au sein de nos sociétés occidentales!- seraient compensés demain par une élévation de leur niveau de vie. On avait pourtant négligé de nous dire que les grands bénéficiaires de la globalisation ne seraient pas seulement les travailleurs des pays en développement, et tant mieux pour eux ! Les riches et les nantis de nos nations occidentales -qui n’en avaient pas vraiment besoin– furent effectivement –chez nous- les grands gagnants de la globalisation, par commerce, par spéculation et par investissement interposés. »

La globalisation vs. le peuple

Comment le Portugal a gagné la lutte contre la drogue en ne la menant pas

« Cela expliquerait pourquoi une étude de 2010 dans le British Journal of Criminology a révélé qu’après la dépénalisation, le Portugal a observé une réduction significative de l’emprisonnement de prétendus trafiquants de drogue, de 14 000 en 2000 à 5 000 en 2010. En fait, la proportion de personnes incarcérées pour crimes commis sous l’influence de stupéfiants ou pour nourrir leur addiction a chuté de 41% en 1999 à 21% en 2008.

En réorientant les ressources précédemment allouées à l’arrestation et à la mise en prison de toxicomanes, le Portugal a non seulement réprimé son problème de drogue, mais il a créé une société plus saine. Alex Steven, président de la Société internationale d’étude de la politique pharmaceutique, a déclaré : « La principale leçon à tirer, c’est que la dépénalisation de la drogue ne conduit pas nécessairement à la catastrophe, et elle libère des ressources pour offrir des réponses plus efficaces aux problèmes que la consommation de drogues engendre. » »

Comment le Portugal a gagné la lutte contre la drogue en ne la menant pas

America’s gun problem, explained

« To understand why that is, there’s another important statistic: The US has by far the highest number of privately owned guns in the world. Estimated in 2007, the number of civilian-owned firearms in the US was 88.8 guns per 100 people, meaning there was almost one privately owned gun per American and more than one per American adult. The world’s second-ranked country was Yemen, a quasi-failed state torn by civil war, where there were 54.8 guns per 100 people. »

gun control
gun ownership vs gun death

https://getpocket.com/explore/item/america-s-gun-problem-explained-1060655345

Les célébrités, leurs fondations et ONG, sont le masque souriant de la machine corporatiste

« Les célébrités jouent un autre rôle majeur : celui d’armes de distraction massive. L’enquête que je mentionne précédemment révèle également que les gens qui s’intéressent le plus aux célébrités sont les moins engagés en politiques, les moins susceptibles de manifester et de voter. Ce qui contredit largement l’affirmation auto-justificatrice souvent véhiculée par les médias selon laquelle les célébrités nous connectent à la vie publique.  »

« Il souligne que la consommation éthique dépend de la circulation d’images dont on pense qu’elles incarnent l’éthique. Et pourtant, leur validité et leur potentiel de diffusion requièrent un certain niveau d’ignorance et de préjugés de la part des consommateurs qu’elles ciblent. La consommation éthique ignore souvent les contextes environnementaux et sociaux plus vastes au sein desquels elle opère. Elle fonde sa prétention éthique sur l’occultation de divers aspects de la production et de la consommation de ses marchandises. […] Il y a cependant, un autre effet plus insidieux que Carrier remarque. La consommation éthique repose sur une croyance sous-jacente, renforcée par chaque achat, selon laquelle « les choix de consommation personnels sont un moyen approprié et efficace pour corriger les nuisances engendrées par le système de production capitaliste ». »

« Le mode de vie confortable et hautement technologique de l’européen (ou de l’américain) moyen est flagramment et largement insoutenable pour la planète. Inciter le monde entier à l’adopter est une forme de suicide. »

Les célébrités, leurs fondations et ONG, sont le masque souriant de la machine corporatiste