Les célébrités, leurs fondations et ONG, sont le masque souriant de la machine corporatiste

« Les célébrités jouent un autre rôle majeur : celui d’armes de distraction massive. L’enquête que je mentionne précédemment révèle également que les gens qui s’intéressent le plus aux célébrités sont les moins engagés en politiques, les moins susceptibles de manifester et de voter. Ce qui contredit largement l’affirmation auto-justificatrice souvent véhiculée par les médias selon laquelle les célébrités nous connectent à la vie publique.  »

« Il souligne que la consommation éthique dépend de la circulation d’images dont on pense qu’elles incarnent l’éthique. Et pourtant, leur validité et leur potentiel de diffusion requièrent un certain niveau d’ignorance et de préjugés de la part des consommateurs qu’elles ciblent. La consommation éthique ignore souvent les contextes environnementaux et sociaux plus vastes au sein desquels elle opère. Elle fonde sa prétention éthique sur l’occultation de divers aspects de la production et de la consommation de ses marchandises. […] Il y a cependant, un autre effet plus insidieux que Carrier remarque. La consommation éthique repose sur une croyance sous-jacente, renforcée par chaque achat, selon laquelle « les choix de consommation personnels sont un moyen approprié et efficace pour corriger les nuisances engendrées par le système de production capitaliste ». »

« Le mode de vie confortable et hautement technologique de l’européen (ou de l’américain) moyen est flagramment et largement insoutenable pour la planète. Inciter le monde entier à l’adopter est une forme de suicide. »

Les célébrités, leurs fondations et ONG, sont le masque souriant de la machine corporatiste

Doomsday Prep for the Super-Rich

« If the world ends—and not even if the world ends, but if we have trouble—getting contacts or glasses is going to be a huge pain in the ass,” he told me recently. “ »

« Survivalism, the practice of preparing for a crackup of civilization, tends to evoke a certain picture: the woodsman in the tinfoil hat, the hysteric with the hoard of beans, the religious doomsayer. But in recent years survivalism has expanded to more affluent quarters, taking root in Silicon Valley and New York City, among technology executives, hedge-fund managers, and others in their economic cohort. »

« Most people just assume improbable events don’t happen, but technical people tend to view risk very mathematically.” He continued, “The tech preppers do not necessarily think a collapse is likely. They consider it a remote event, but one with a very severe downside, so, given how much money they have, spending a fraction of their net worth to hedge against this . . . is a logical thing to do.” »

« To manage that fear, Dugger said, he has seen two very different responses. “People know the only real answer is, Fix the problem,” he said. “It’s a reason most of them give a lot of money to good causes.” At the same time, though, they invest in the mechanics of escape. He recalled a dinner in New York City after 9/11 and the bursting of the dot-com bubble: “A group of centi-millionaires and a couple of billionaires were working through end-of-America scenarios and talking about what they’d do. Most said they’ll fire up their planes and take their families to Western ranches or homes in other countries.” One of the guests was skeptical, Dugger said. “He leaned forward and asked, ‘Are you taking your pilot’s family, too? And what about the maintenance guys? If revolutionaries are kicking in doors, how many of the people in your life will you have to take with you?’ The questioning continued. In the end, most agreed they couldn’t run.” »

« As public institutions deteriorate, élite anxiety has emerged as a gauge of our national predicament. “Why do people who are envied for being so powerful appear to be so afraid?” Johnson asked. “What does that really tell us about our system?” He added, “It’s a very odd thing. You’re basically seeing that the people who’ve been the best at reading the tea leaves—the ones with the most resources, because that’s how they made their money—are now the ones most preparing to pull the rip cord and jump »

http://www.newyorker.com/magazine/2017/01/30/doomsday-prep-for-the-super-rich

CHOMSKY & CIE – Vidéo

« À l’heure où impuissance et résignation l’emportent, le travail de Noam Chomsky est un antidote radical pour tous ceux qui veulent en finir avec la fabrique de l’impuissance et ses chiens de garde intello-médiatiques. De Boston à Bruxelles, nous rencontrons chercheurs, journalistes, activistes tels que Jean Bricmont, ou encore Normand Baillargeon, auteur du « Petit cours d’autodéfense intellectuelle », ce qui pourrait être le sous-titre de ce film engagé contre le cynisme conformiste et la pensée molle des faux rebelles.  »

http://www.veoh.com/watch/v18261257grXRXcXK

De Olivier Azam, Daniel Mermet
Avec Noam Chomsky, Normand Baillargeon, Jean Bricmont

« Imposer sa langue, c’est imposer sa pensée »

« Ce point est fondamental. Il faut bien comprendre que la langue structure la pensée d’un individu. Certains croient qu’on peut promouvoir une pensée française en anglais : ils ont tort. Imposer sa langue, c’est aussi imposer sa manière de penser. Comme l’explique le grand mathématicien Laurent Lafforgue : ce n’est pas parce que l’école de mathématiques française est influente qu’elle peut encore publier en français ; c’est parce qu’elle publie en français qu’elle est puissante, car cela la conduit à emprunter des chemins de réflexion différents. »

http://www.levif.be/actualite/belgique/claude-hagege-imposer-sa-langue-c-est-imposer-sa-pensee/article-normal-165911.html

Terreur dans l’Hexagone

« Analysant la dynamique de l’islamisme radical en France, l’auteur est conduit à mettre en cause la responsabilité des politiques publiques dans plusieurs domaines. Notamment l’inconséquente politique carcérale qui fait de la prison le meilleur incubateur du djihadisme, la trop lente prise de conscience de la formidable efficacité du cyber-djihadisme pour diffuser la propagande anti-occidentale, les failles béantes des politiques de la ville et la responsabilités de certaines collectivités territoriales dans l’installation de poches salafistes, les échecs, enfin, de l’École, du Lycée comme de l’Université. « 

http://www.telos-eu.com/fr/societe/terreur-dans-lhexagone-par-gilles-kepel-note-de-le.html