Le regain des campagnes antivaccination

« Les mouvements anti-vaccinaux ont toujours existé mais, s’ils ne représentent aujourd’hui encore que 2 % à peine de la population, les médias, Internet et les réseaux sociaux leur permettent de décupler leurs moyens de diffusion et de faire pression plus efficacement sur des personnes d’autant plus indécises qu’elles sont mal informées, en jouant sur le registre de la peur, de l’émotion et d’un individualisme irresponsable sans souci du bien de la collectivité. Il existe ainsi de fait actuellement en France, comme en Europe et aux USA, 15 à 20% d’hésitants sur la vaccination pour eux-mêmes ou pour leurs enfants. Dans ce nouveau contexte de l’information en santé, sachant que participent le plus aux débats publics ceux qui ont les positions les plus radicales, l’Académie met en garde contre le risque que le débat citoyen ne soit monopolisé par la minorité d’anti-vaccinaux. La polémique l’emporterait alors au détriment d’une concertation démocratique et comtructive et, surtout, de la santé publique ! »

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2828

Faut-il se priver de tout plaisir pour rester en bonne santé ?

« Il est temps, aussi, de s’éloigner des clichés en renonçant définitivement aux messages caricaturant le « déviant » – celui qui adopte des comportements malsains – en individu repoussant, isolé, malheureux. Celui qui adopte la bonne attitude étant peint en individu épanoui, beau, heureux et socialement bien intégré.

Réinventer la prévention, c’est aussi et surtout tenir compte de l’environnement dans lequel chacun vit. Certes l’individu dispose de son libre arbitre, mais on oublie un peu trop vite que le contexte influence aussi nos comportements. Le surpoids ne se présente pas de manière homogène selon les niveaux socio-économiques ou selon les régions. Le fait de fumer ou de boire de l’alcool correspond, en partie, à un processus de reconnaissance sociale. Et ce ne sont que deux exemples.

Ainsi la prévention doit devenir un objet de débat et de construction collective impliquant les citoyens. Cela implique que les experts mettent à disposition de tous leurs connaissances sur un sujet, mais aussi leurs interrogations. Faut-il faire 20 ou 30 minutes de marche par jour pour observer un effet bénéfique sur notre santé ? Ouvrons le débat ! Les experts doivent expliciter les changements de comportements qu’ils estiment bénéfiques tout en acceptant de les remettre en question. Un objectif de réduction de la consommation d’alcool, par exemple, ne sera sans doute pas perçu de la même façon dans une région non-vinicole et une région vinicole, ou encore dans un territoire ultramarin de production de rhum. »

https://theconversation.com/faut-il-se-priver-de-tout-plaisir-pour-rester-en-bonne-sante-77631

Le vaccin, un médicament pas tout à fait comme les autres

« Bien souvent, d’ailleurs, le risque perçu diffère du risque réel. On a spontanément plus peur de prendre l’avion pour traverser l’Atlantique que de prendre sa voiture, par exemple, alors que le voyage en avion est le plus sûr des deux. C’est un problème, avec les vaccins, car beaucoup nous protègent contre des maladies dont nous minimisons le danger car nous n’en avons jamais fait l’expérience. Qui, en France, a déjà croisé une personne atteinte de diphtérie ? »
https://theconversation.com/le-vaccin-un-medicament-pas-tout-a-fait-comme-les-autres-66715

Ebola, Sida, Malaria, choléra…héritage des plans d’ajustement structurels.

“Stopper les dépenses publiques, privatiser l’ensemble des services, tout vendre , opérer un désengagement massif des services d’aide aux populations…Les premiers secteurs touchés, dans tous les pays concernés, en Afrique et partout ailleurs, ont été les systèmes scolaires et, bien sûr, les systèmes de santé !”

“Autre conséquence de la crise sanitaire actuelle, l’écroulement de ce qui restait des systèmes de santé. En effet, du fait de la maladie et de la crainte qu’elle inspire, les hôpitaux restants sont soit encombrés, soit désertés, soit abandonnés, vides de personnels ou inopérants.”

http://lautreafrique.info/2014/09/01/ebola-sida-malaria-cholera-heritage-des-plans-dajustement-structurels/