Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ?

« Enfin, beaucoup d’Américains évoquent spontanément le mythe « Horatio Alger », ce romancier populaire dont les livres racontent invariablement l’épopée d’un jeune homme d’origine populaire qui obtient la fortune par son travail et sa ténacité : les classes moyennes et populaires soutiendraient les baisses d’impôts pour les plus riches parce qu’ils parient sur la possibilité que ces impôts pourraient un jour les concerner. I. Kuziemko et M.I. Norton avancent cependant une explication tout autre. Selon eux, les hommes sont motivés moins par un désir de réussir que par une crainte d’échouer complètement. Nos économistes baptisent ce phénomène la « peur de la dernière place » (« last place aversion »). Selon leur modèle, l’utilité économique n’est pas simplement déterminée par une volonté d’accumuler les richesses, mais par son positionnement relatif vis-à-vis d’autrui. Nous considérons la grandeur de notre maison non pas comme une valeur absolue, mais en la comparant à celles de nos voisins. Autrement dit, des phénomènes psychologiques tels que la honte et la gêne, qui se révéleraient aussi importants que le seul intérêt matériel.
 »

http://bernard-gensane.over-blog.com/2015/12/pourquoi-les-pauvres-votent-ils-contre-leurs-interets.html

Dette : les 12 mesures mises en débat

« 1 : une annulation de tout ou partie de la dette illégitime (“haircut”).

2 : un allongement substantiel des durées de remboursement et un plafonnement des taux d’intérêt.

3 : Un impôt exceptionnel progressif sur les 10 % (ou les 1%) les plus riches, dont les recettes serviraient à rembourser par anticipation une partie de la dette. Ce type de mesure est même évoqué dans un rapport récent du FMI ! Mais il faudrait prévoir (ce que ne fait pas le FMI) un seuil protégeant les petits épargnants.

4 : l’obligation faite aux banques de souscrire un quota de titres de la dette publique ou de la dette des collectivités locales, par exemple en réemploi des fonds collectés sur les livrets A.

5 : un emprunt forcé (selon Jean-Paul Fitoussi). Il consiste à “contraindre les contribuables à prêter à leur gouvernement” et cela peut se faire à un taux d’intérêt réduit.

6 : l’extension du secteur bancaire public. Les Caisses d’épargne, la Banque Postale pourraient étendre leur collecte (par hausse du plafond du livret A) afin de financer les dettes publiques et locales à des taux bas mais garantis (selon l’exemple du Japon).

7 : la socialisation du système bancaire dans son intégralité. Les banques devraient passer sous contrôle des pouvoirs publics (européens, nationaux et régionaux) et être dirigées par des conseils d’administration représentatifs des parties prenantes et de la société civile ; elles procureraient des financements à taux modéré aux acteurs publics locaux et nationaux.

8 : mettre à jour le “cadastre” de la dette en levant l’opacité sur l’identité des créanciers de l’Etat. Il faut assurer une parfaite transparente et traçabilité des transactions sur les titres de la dette publique.

9 : mettre un terme à l’exode fiscal, aux paradis fiscaux, à l’optimisation fiscale des multinationales notamment par la manipulation des prix de transfert.

10 : renforcer très substantiellement les moyens et les effectifs du contrôle fiscal.

11 : une réforme fiscale assurant une plus grande équité dans le financement des dépenses publiques.

12 : organisation d’un audit permanent de la politique d’endettement public avec participation citoyenne. »
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/05/30/59-de-la-dette-publique-francaise-est-%C2%AB-illegitime-%C2%BB-alors-on-fait-quoi/

NOS PME ONT BESOIN D’ÊTRE PAYÉES QUAND ELLES LIVRENT LEURS PRODUITS

Naturellement, les entreprises de distribution et les grandes entreprises recourant à la sous-traitance sont farouchement opposées à l’arrêt de ce décalage de paiement qui leur profite. De même, les banques veulent conserver ces crédits de trésorerie rentables.”

http://robertbranche.blogspot.fr/2013/01/nos-pme-ont-besoin-detre-payees-quand.html