Propriétaire de médias, un métier d’influence

Quelques mois après avoir acquis Libération, Drahi rachète donc la totalité du groupe Express-Roularta, le 5e groupe français de presse magazine, et s’octroie 49 % du groupe NextRadioTV, groupe plurimédia (BFMTV, RMC…) appartenant à Alain Weill. Peu après, le groupe Le Monde acquiert 100 % des publications de L’Obs, Bernard Arnault, propriétaire des Échos, gobe Le Parisien et Aujourd’hui en France, tandis que Vincent Bolloré, autre grand médiavore, s’empare de Canal + en prenant le rênes de Vivendi, maison mère de la chaîne.

À ces causes économiques et politiques s’en ajoute une autre, là encore bien caractéristique des médias. En effet, si dans l’ensemble des secteurs d’activité on n’investit que dans ce qui semble rentable, dans celui des médias on achète alors même que le secteur est réputé en berne depuis des décennies, notamment – mais pas seulement – dans la presse papier. Dans ce cas, quel intérêt à racheter des médias qui ne cessent de perdre de l’argent malgré les nombreuses cures d’amaigrissement dans les rédactions, rachats qui ne peuvent donc être motivés par la perspective d’une rentabilité financière à court ou à long terme ? En réalité, en dehors même des montages financiers et fiscaux qui peuvent rendre ces pertes profitables à l’échelle du groupe , les bénéfices sont ailleurs et se récupèrent sous d’autres formes. Celles de l’influence, de la contribution à « l’image de marque » d’un groupe industriel (elle-même génératrice de profits via les autres activités du groupe), d’un relatif contrôle de la parole médiatique et d’une synergie entre offres d’abonnement à Internet ou à un réseau téléphonique et « contenus » en exclusivité .

http://www.acrimed.org/Les-grandes-manoeuvres-de-concentration-multimedia-comment-et-pourquoi

 

Pourquoi la taxe sur les millionnaires est au cœur de la démocratie

“Selon Locke, le pouvoir n’a d’autre but que la sauvegarde de la propriété.”

“Aujourd’hui près de la moitié du Congrès (sénat) est composée de millionnaires. Leur revenu médian est trois fois plus élevé que celui de leurs collègues de la Chambre des Représentants et vingt-cinq fois plus élevé que le revenu médian des ménages. Les tout-puissants lobbys veillent en outre à ce que les parlementaires retirent rapidement, le cas échéant, de “mauvaises” propositions. “

“Une autre stratégie couronnée de succès, surtout en temps de crise, consiste à détourner l’attention. Les antagonismes socio-économiques sont repoussés à l’arrière-plan en braquant les projecteurs sur d’autres thèmes sensibles”

http://www.michelcollon.info/Pourquoi-la-taxe-sur-les.html

58 clignotants Américains s’affolent en 2015

# 3 Il a été estimé que 43 % de l’ensemble des ménages américains dépensent plus d’argent que ce qu’ils gagnent chaque mois.

# 4 Pour la première fois, la classe moyenne américaine constituent désormais une minorité de la population américaine alors qu’en 1971, 61 % de tous les Américains étaient considérés comme faisant partie de cette classe moyenne.

# 9 Selon l’Administration de la sécurité sociale américaine, sur l’ensemble des travailleurs américains, 51% gagnent moins de 30.000 dollars par an.

# 16 Aussi incroyable que cela puisse paraître, les 20 personnes les plus riches aux Etats-Unis ont maintenant plus d’argent que l’ensemble des 152 millions d’Américains les plus pauvres.

# 37 Selon John Williams, de shadowstats.com, si le gouvernement américain donnait les chiffres exacts du taux de chômage, il serait de 22,9 %.

www.businessbourse.com/2015/12/28/58-clignotants-americains-saffolent-en-2015-cest-tellement-fou-quil-est-impossible-de-ne-pas-y-croire/

Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ?

« Enfin, beaucoup d’Américains évoquent spontanément le mythe « Horatio Alger », ce romancier populaire dont les livres racontent invariablement l’épopée d’un jeune homme d’origine populaire qui obtient la fortune par son travail et sa ténacité : les classes moyennes et populaires soutiendraient les baisses d’impôts pour les plus riches parce qu’ils parient sur la possibilité que ces impôts pourraient un jour les concerner. I. Kuziemko et M.I. Norton avancent cependant une explication tout autre. Selon eux, les hommes sont motivés moins par un désir de réussir que par une crainte d’échouer complètement. Nos économistes baptisent ce phénomène la « peur de la dernière place » (« last place aversion »). Selon leur modèle, l’utilité économique n’est pas simplement déterminée par une volonté d’accumuler les richesses, mais par son positionnement relatif vis-à-vis d’autrui. Nous considérons la grandeur de notre maison non pas comme une valeur absolue, mais en la comparant à celles de nos voisins. Autrement dit, des phénomènes psychologiques tels que la honte et la gêne, qui se révéleraient aussi importants que le seul intérêt matériel.
 »

http://bernard-gensane.over-blog.com/2015/12/pourquoi-les-pauvres-votent-ils-contre-leurs-interets.html

Dette : les 12 mesures mises en débat

« 1 : une annulation de tout ou partie de la dette illégitime (“haircut”).

2 : un allongement substantiel des durées de remboursement et un plafonnement des taux d’intérêt.

3 : Un impôt exceptionnel progressif sur les 10 % (ou les 1%) les plus riches, dont les recettes serviraient à rembourser par anticipation une partie de la dette. Ce type de mesure est même évoqué dans un rapport récent du FMI ! Mais il faudrait prévoir (ce que ne fait pas le FMI) un seuil protégeant les petits épargnants.

4 : l’obligation faite aux banques de souscrire un quota de titres de la dette publique ou de la dette des collectivités locales, par exemple en réemploi des fonds collectés sur les livrets A.

5 : un emprunt forcé (selon Jean-Paul Fitoussi). Il consiste à “contraindre les contribuables à prêter à leur gouvernement” et cela peut se faire à un taux d’intérêt réduit.

6 : l’extension du secteur bancaire public. Les Caisses d’épargne, la Banque Postale pourraient étendre leur collecte (par hausse du plafond du livret A) afin de financer les dettes publiques et locales à des taux bas mais garantis (selon l’exemple du Japon).

7 : la socialisation du système bancaire dans son intégralité. Les banques devraient passer sous contrôle des pouvoirs publics (européens, nationaux et régionaux) et être dirigées par des conseils d’administration représentatifs des parties prenantes et de la société civile ; elles procureraient des financements à taux modéré aux acteurs publics locaux et nationaux.

8 : mettre à jour le “cadastre” de la dette en levant l’opacité sur l’identité des créanciers de l’Etat. Il faut assurer une parfaite transparente et traçabilité des transactions sur les titres de la dette publique.

9 : mettre un terme à l’exode fiscal, aux paradis fiscaux, à l’optimisation fiscale des multinationales notamment par la manipulation des prix de transfert.

10 : renforcer très substantiellement les moyens et les effectifs du contrôle fiscal.

11 : une réforme fiscale assurant une plus grande équité dans le financement des dépenses publiques.

12 : organisation d’un audit permanent de la politique d’endettement public avec participation citoyenne. »
http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/05/30/59-de-la-dette-publique-francaise-est-%C2%AB-illegitime-%C2%BB-alors-on-fait-quoi/

NOS PME ONT BESOIN D’ÊTRE PAYÉES QUAND ELLES LIVRENT LEURS PRODUITS

Naturellement, les entreprises de distribution et les grandes entreprises recourant à la sous-traitance sont farouchement opposées à l’arrêt de ce décalage de paiement qui leur profite. De même, les banques veulent conserver ces crédits de trésorerie rentables.”

http://robertbranche.blogspot.fr/2013/01/nos-pme-ont-besoin-detre-payees-quand.html