Inégalité salaire Homme / Femme

« Si l’on tient compte des différences de tranches d’âge, de type de contrat, de temps de travail, de secteur d’activité et de taille d’entreprise, environ 10,5 % d’écart de salaire demeure inexpliqué selon les données du ministère du Travail.

Cette différence de traitement se rapproche d’une discrimination pure (ou ’toutes choses égales par ailleurs’) pratiquée par les employeurs à l’encontre des femmes. Cependant, d’autres facteurs non mesurés ici peuvent entrer en jeu et justifier partiellement ce phénomène, à l’instar de la situation familiale, du domaine du diplôme possédé ou des interruptions de carrière. »

https://www.inegalites.fr/Les-inegalites-de-salaires-entre-les-femmes-et-les-hommes-etat-des-lieux

 

sourcehttps://www.insee.fr/fr/statistiques/2128979

 

« Les économistes ont bien sûr essayé de comprendre de tels écarts. En schématisant, ils ont trouvé trois explications : c’est la faute aux hommes (discriminations), aux femmes (préférences personnelles, par exemple pour limiter le temps de travail)… et à la nature (aptitudes). »

https://www.lesechos.fr/06/03/2017/lesechos.fr/0211853421850_sous-les-inegalites-de-salaires-entre-femmes-et-hommes.htm#yM83mzscm5IRvwLO.99

 

« Enfin, à ces éléments statistiques s’ajoute un élément de logique : puisqu’il semble de notoriété publique que les femmes touchent donc systématiquement moins que les hommes à travail égal, pourquoi diable les patrons continuent-ils d’employer des hommes, plus cher de 20 à 30% ? Les employeurs seraient donc assez malins pour discriminer activement les femmes et les empêcher d’accéder aux postes mieux rémunérés, mais trop sots pour le faire avec les hommes. »

Il n’y a pas d’écart salarial hommes/femmes

« Cette différence de traitement se rapproche d’une discrimination pure pratiquée par les employeurs à l’encontre des femmes», confirme l’Observatoire des inégalités. Outre le facteur discrimination, des études ont révélé que les femmes sont aussi leurs propres ennemies: elles négocient beaucoup moins que les hommes leurs salaires à l’embauche, et une fois en poste, elle «attendraient» davantage qu’une augmentation ou une promotion leur reviennent naturellement alors que les hommes hésitent moins à en demander. »

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/03/24/29006-20160324ARTFIG00001-les-femmes-gagnent-63-de-moins-que-les-hommes-toutes-choses-egales-par-ailleurs.php

Goldman Sachs, une banque de guerre économique

« Si la dissimulation de la dette grecque fut réussie et permit à ce pays d’entrer au sein de la zone euro, la conquête de bénéfices de la banque GS est édifiante. En 2001, lorsque l’affaire fut conclue, le gouvernement devait 600 millions d’euros à la banque, plus les 2.8 milliards qu’elle avait emprunté selon Spyros Papnicolaou. Lorsque ce dernier prit la tête, en 2005, de l’agence de la gestion de la dette du pays, le prix de la transaction avait presque doublé à 5.1 milliards d’euros. Du reste, ce contrat et le maquillage des dettes publiques devaient jouer un rôle dans l’apparition de la  crise de souveraineté grecque qui allait faire évoluer cet affrontement.
En effet, le second niveau du rapport de force apparaît au cours de l’année 2009. Au cours de celle-ci, le nouveau gouvernement socialiste grec de Georges Papandréou annonce que les comptes publics grecs ont été truqués. La nouvelle crée un choc financier pour l’État grec. Dès la fin de l’année 2009, les agences de notation, Fitch la première, dégradent la signature de sa dette, à BBB +. Les marchés commencent à douter de la capacité qu’a l’État grec à rembourser sa dette tandis que les taux d’intérêt payés par celui-ci s’envolent. Le scénario d’une faillite circule dans les salles de marché. Devant les difficultés de la Grèce, la banque GS, son ancienne conseillère, va spéculer sur la baisse de l’euro. Le rapport de force apparaît ici dans toute son ampleur : l’ancienne banque conseillère spécule dorénavant contre l’État grec et a tout intérêt à ce que sa situation ne s’améliore pas, pour que l’euro continue de baisser.
Au cours de l’évolution de ce rapport de force économique, les différents acteurs vont mettre en place des stratégies visant à atteindre leurs objectifs et à prendre le pas sur l’adversaire. »

Goldman Sachs, une banque de guerre économique

TAXIS contre VTC, comment sortir de la crise du transport rémunéré de personnes, en France ?

« L’histoire des taxis est donc jalonnée de crises auxquelles les différentes stratégies adoptées pour y mettre fin, ou les limiter, ne semblent, à chaque fois, qu’apporter une solution temporaire, et doivent être révisées encore et encore avec l’évolution technique, économique ou sociale. Et la dernière en date n’est pas des moindres. Avec l’arrivée des plateformes numériques de mise en relation, qui ont ouvert la route à l’explosion des VTC, un changement de paradigme s’applique au monde entier.

Tandis qu’en France, nous nous débattons dans une évolution très rapide, peut-être même trop rapide pour un marché très réglementé, ayant pour effet que les tentatives de solutions mises en place jusqu’ici ne parviennent pas réellement à résoudre l’équation.

Aujourd’hui, où en sommes-nous ? Que devons-nous prendre en compte pour nous donner les moyens d’envisager et de préconiser les bonnes solutions à une sortie de crise ?

Sortir de la crise nécessitait de trouver une solution respectueuse de l’ancien état et du nouvel état. Cela nécessite de comprendre à la fois les intérêts à préserver et les revendications à considérer. 
Les principales problématiques qui sont d’abord ressorties de nos analyses respectives sont l’importance de protéger les investissements des chauffeurs de taxis et la protection sociale des chauffeurs de VTC.

Mais ce que cela révèle surtout c’est la désuétude d’un modèle et le bouleversement du marché par un autre. C’est une forme de nouvelle querelle des Anciens et des Modernes, dans une application très ciblée ici, mais qui n’est pas embryonnaire du tout et porte en son sein la capacité de bouleverser fondamentalement le système économique, social et sociétal actuel. »

TAXIS contre VTC, comment sortir de la crise du transport rémunéré de personnes, en France ?

La globalisation vs. le peuple

« On la croyait acquise, irrévocable. Elle était censée sécréter quasi-mécaniquement le bien être, augmenter la productivité à la faveur des échanges commerciaux libéralisés. Toutes les barrières furent donc abattues pour favoriser la globalisation car il serait dit que marchandises et capitaux circuleraient sans contrôle ni régulation. Et les perdants d’aujourd’hui –si perdants il y aurait au sein de nos sociétés occidentales!- seraient compensés demain par une élévation de leur niveau de vie. On avait pourtant négligé de nous dire que les grands bénéficiaires de la globalisation ne seraient pas seulement les travailleurs des pays en développement, et tant mieux pour eux ! Les riches et les nantis de nos nations occidentales -qui n’en avaient pas vraiment besoin– furent effectivement –chez nous- les grands gagnants de la globalisation, par commerce, par spéculation et par investissement interposés. »

La globalisation vs. le peuple

Un monde fragmenté. Les forces centrifuges de la mondialisation

« LA MONDIALISATION, l’intégration par les échanges, la circulation des personnes, des services et des biens, les tendances à l’uniformisation culturelle ont pu faire croire à une convergence vers l’unité du monde et à la construction d’une « communauté internationale ». Certains avaient théorisé la fin de l’histoire, d’autres encore entrevoyaient que la planète deviendrait plate grâce à l’abolition des barrières physiques et mentales que devait permettre la diffusion universelle des technologies d’information et de communication. L’Europe, construite sur le droit et sur la culture du compromis, apparaissait comme la pointe avancée de ce mouvement. Elle avait aboli la violence comme instrument de règlement des différends entre Etats et au sein des Etats, montrant ainsi l’exemple au reste du monde. Mais l’Union européenne se trouve désormais confrontée à la remise en cause de sa propre cohésion interne, sous l’effet de la crise économique, de la fatigue des opinions vis-à-vis des ambitions intégratrices, et des menaces, dans la suite des crises migratoires, sur ce qui est l’une des manifestations les plus fortes d’unité, Schengen et la libre circulation des personnes. »
http://www.diploweb.com/Un-monde-fragmente-Les-forces.html

Le revenu universel ou l’esprit de défaite

« Cela exonérerait de tout effort de changement, de simplification des normes, d’allégement des contraintes législatives, fiscales et réglementaires pesant sur les entrepreneurs, de lutte contre les rentes (patronales, syndicales, foncières, …), de réforme du système éducatif et de formation, afin de promouvoir davantage l’égalité des chances et d’éviter de concentrer l’essentiel des accès aux grandes écoles aux enfants des catégories sociales favorisées et ceux des enseignants, etc. Toutes ces mesures permettraient à chacun d’optimiser son potentiel et créeraient les conditions d’un meilleur développement économique, nécessaire pour financer le devoir de solidarité au bénéfice de plus faibles de nos sociétés. »

http://la-chronique-agora.com/revenu-universel-esprit-defaite/

PODCAST – L’évasion fiscale et les paradis fiscaux

« La richesse offshore représente 8.600 milliards de dollars. 11% du PIB mondial sont aujourd’hui cachés dans des paradis fiscaux, dont l’existence même a un effet direct sur les inégalités sociales. Etat des lieux. »

En 2013, la firme n’aurait payé que 1% d’impôts sur ses bénéfices réalisés en Europe et en 2014, seulement 0,005% au lieux des 12,5%. Elle a ainsi conclu que «l’Irlande avait accordé à Apple des avantages fiscaux indus» par rapport à d’autres entreprises. (fausse la libre concurrence)

 

http://www.rfi.fr/emission/20161218-pays-toucher-evasion-fiscale-paradis-fiscaux-rediffusion

 

Les banquiers ont causé la crise de 2008

« Pour comprendre d’où vient la crise de 2008, il faut revenir en … 1992 ! Certains ne s’en souviennent peut-être pas mais l’année est marquée aux Etats-Unis par des émeutes dramatiques à Los Angeles. Entre le 29 avril et le 4 mai, celles-ci feront entre 53 et 55 morts et plus de 2300 blessés. 11 000 personnes seront arrêtées en l’espace de 6 jours.

Moins d’un an plus tard, Bill Clinton entre à la Maison-Blanche et l’analyse qu’il fait de ces émeutes est la suivante : les gens n’auraient pas mis à sac certains quartiers s’ils avaient été propriétaires de leurs maisons. En conséquence, il faut permettre aux personnes issues des quartiers les plus modestes d’accéder à la propriété. Comment faire en sorte que ces personnes qui n’ont que peu de ressources puissent y accéder : grâce au crédit pardi ! »

« Quel est l’impact d’une forte baisse des taux comme celle qu’a engagé la Fed au milieu des années 2000 ? Lorsque c’est facile de faire du profit grâce à des taux élevés, on ne va pas prendre de risque et on prête donc aux ménages “prime”, solvables. En revanche quand les taux sont plus faibles et que l’on a déjà vendu un crédit immobilier et 2 crédits consommation aux ménages prime, il faut sortir de sa zone de confort pour aller chercher du profit. Les banques se tournent alors vers des crédits plus risqués, mais dont le taux est plus élevé (car le risque est plus élevé) : les ménages subprimes. »

« Il serait donc réducteur de dire que les banquiers ont provoqué la crise de 2008. Si ceux-ci ont évidemment prêter à des ménages insolvables et joué au casino sur la valeur de SPVs qu’ils étaient incapables de valoriser, ils ont bien été poussés au crime par l’Etat. »

“Les banquiers ont causé la crise de 2008”