Un monde fragmenté. Les forces centrifuges de la mondialisation

« LA MONDIALISATION, l’intégration par les échanges, la circulation des personnes, des services et des biens, les tendances à l’uniformisation culturelle ont pu faire croire à une convergence vers l’unité du monde et à la construction d’une « communauté internationale ». Certains avaient théorisé la fin de l’histoire, d’autres encore entrevoyaient que la planète deviendrait plate grâce à l’abolition des barrières physiques et mentales que devait permettre la diffusion universelle des technologies d’information et de communication. L’Europe, construite sur le droit et sur la culture du compromis, apparaissait comme la pointe avancée de ce mouvement. Elle avait aboli la violence comme instrument de règlement des différends entre Etats et au sein des Etats, montrant ainsi l’exemple au reste du monde. Mais l’Union européenne se trouve désormais confrontée à la remise en cause de sa propre cohésion interne, sous l’effet de la crise économique, de la fatigue des opinions vis-à-vis des ambitions intégratrices, et des menaces, dans la suite des crises migratoires, sur ce qui est l’une des manifestations les plus fortes d’unité, Schengen et la libre circulation des personnes. »
http://www.diploweb.com/Un-monde-fragmente-Les-forces.html

Le revenu universel ou l’esprit de défaite

« Cela exonérerait de tout effort de changement, de simplification des normes, d’allégement des contraintes législatives, fiscales et réglementaires pesant sur les entrepreneurs, de lutte contre les rentes (patronales, syndicales, foncières, …), de réforme du système éducatif et de formation, afin de promouvoir davantage l’égalité des chances et d’éviter de concentrer l’essentiel des accès aux grandes écoles aux enfants des catégories sociales favorisées et ceux des enseignants, etc. Toutes ces mesures permettraient à chacun d’optimiser son potentiel et créeraient les conditions d’un meilleur développement économique, nécessaire pour financer le devoir de solidarité au bénéfice de plus faibles de nos sociétés. »

http://la-chronique-agora.com/revenu-universel-esprit-defaite/

PODCAST – L’évasion fiscale et les paradis fiscaux

« La richesse offshore représente 8.600 milliards de dollars. 11% du PIB mondial sont aujourd’hui cachés dans des paradis fiscaux, dont l’existence même a un effet direct sur les inégalités sociales. Etat des lieux. »

En 2013, la firme n’aurait payé que 1% d’impôts sur ses bénéfices réalisés en Europe et en 2014, seulement 0,005% au lieux des 12,5%. Elle a ainsi conclu que «l’Irlande avait accordé à Apple des avantages fiscaux indus» par rapport à d’autres entreprises. (fausse la libre concurrence)

 

http://www.rfi.fr/emission/20161218-pays-toucher-evasion-fiscale-paradis-fiscaux-rediffusion

 

Les banquiers ont causé la crise de 2008

« Pour comprendre d’où vient la crise de 2008, il faut revenir en … 1992 ! Certains ne s’en souviennent peut-être pas mais l’année est marquée aux Etats-Unis par des émeutes dramatiques à Los Angeles. Entre le 29 avril et le 4 mai, celles-ci feront entre 53 et 55 morts et plus de 2300 blessés. 11 000 personnes seront arrêtées en l’espace de 6 jours.

Moins d’un an plus tard, Bill Clinton entre à la Maison-Blanche et l’analyse qu’il fait de ces émeutes est la suivante : les gens n’auraient pas mis à sac certains quartiers s’ils avaient été propriétaires de leurs maisons. En conséquence, il faut permettre aux personnes issues des quartiers les plus modestes d’accéder à la propriété. Comment faire en sorte que ces personnes qui n’ont que peu de ressources puissent y accéder : grâce au crédit pardi ! »

« Quel est l’impact d’une forte baisse des taux comme celle qu’a engagé la Fed au milieu des années 2000 ? Lorsque c’est facile de faire du profit grâce à des taux élevés, on ne va pas prendre de risque et on prête donc aux ménages “prime”, solvables. En revanche quand les taux sont plus faibles et que l’on a déjà vendu un crédit immobilier et 2 crédits consommation aux ménages prime, il faut sortir de sa zone de confort pour aller chercher du profit. Les banques se tournent alors vers des crédits plus risqués, mais dont le taux est plus élevé (car le risque est plus élevé) : les ménages subprimes. »

« Il serait donc réducteur de dire que les banquiers ont provoqué la crise de 2008. Si ceux-ci ont évidemment prêter à des ménages insolvables et joué au casino sur la valeur de SPVs qu’ils étaient incapables de valoriser, ils ont bien été poussés au crime par l’Etat. »

“Les banquiers ont causé la crise de 2008”

Libérer l’entreprise de l’assistanat et du fardeau social

« Les aides d’Etat en faveur des entreprises représentent, avec la mise en place du Pacte de responsabilité, un total d’environ 130 milliards d’euros par an. Et le nombre d’aides ne cesse d’augmenter. Leur efficacité et leur efficience sont pourtant contestables : de nombreuses aides n’atteignent pas les objectifs fixés et les coûts de gestion engendrés sont très souvent supérieurs aux avantages. »

https://www.generationlibre.eu/publications/liberer-lentreprise-de-lassistanat-et-du-fardeau-fiscal/

L’Euro contre la France

« Les mêmes arguments servent cependant aujourd’hui à accréditer l’idée qu’une dissolution de l’Euro serait une catastrophe, car on utilise toujours à des fins de propagande, les mêmes chiffres mais cette fois de manière inversée pour « prédire » un effondrement du commerce international des pays concernés et donc une chute du PIB dans le cas d’une sortie de l’Euro. Or, si l’effet sur le commerce international créé par une zone monétaire est faible, il faut en déduire qu’inversement l’effet des prix (ce que l’on appelle la « compétitivité coût ») est nettement plus important que ce qu’en dit le discours dominant. Ceci redonne toute son importance aux dévaluations pour restaurer la compétitivité de certains pays. »

« L’impact de dépréciation ou d’appréciation du taux de change sur les flux commerciaux et les balances commerciales était connu. La rapidité du « rebond » de la Russie en 1999 et 2000 en particulier, à la suite d’une dévaluation massive, était l’un des principaux arguments allant dans le sens d’un effet positif d’une dépréciation de la monnaie. Les économistes du FMI ont réalisé une étude assez systématique sur une cinquantaine de pays et ont retenu 58 « cas » de dépréciations. Ils ne trouvent aucun signe de la fameuse « déconnexion » tant citée entre les flux du commerce international et les taux de change, bien au contraire. L’étude montre qu’en standardisant les résultats, on obtient en moyenne pour une dépréciation du taux de change de 10% un gain de 1,5% du PIB pour le solde de la balance commerciale. L’internationalisation des « chaînes de valeur » a bien un effet modérateur sur ces gains Mais, le développement de ces chaînes de valeur est très progressif dans le temps et ne peut venir contrarier les effets positifs d’une forte dépréciation du taux de change »

 

L’Euro contre la France

 

Propriétaire de médias, un métier d’influence

Quelques mois après avoir acquis Libération, Drahi rachète donc la totalité du groupe Express-Roularta, le 5e groupe français de presse magazine, et s’octroie 49 % du groupe NextRadioTV, groupe plurimédia (BFMTV, RMC…) appartenant à Alain Weill. Peu après, le groupe Le Monde acquiert 100 % des publications de L’Obs, Bernard Arnault, propriétaire des Échos, gobe Le Parisien et Aujourd’hui en France, tandis que Vincent Bolloré, autre grand médiavore, s’empare de Canal + en prenant le rênes de Vivendi, maison mère de la chaîne.

À ces causes économiques et politiques s’en ajoute une autre, là encore bien caractéristique des médias. En effet, si dans l’ensemble des secteurs d’activité on n’investit que dans ce qui semble rentable, dans celui des médias on achète alors même que le secteur est réputé en berne depuis des décennies, notamment – mais pas seulement – dans la presse papier. Dans ce cas, quel intérêt à racheter des médias qui ne cessent de perdre de l’argent malgré les nombreuses cures d’amaigrissement dans les rédactions, rachats qui ne peuvent donc être motivés par la perspective d’une rentabilité financière à court ou à long terme ? En réalité, en dehors même des montages financiers et fiscaux qui peuvent rendre ces pertes profitables à l’échelle du groupe , les bénéfices sont ailleurs et se récupèrent sous d’autres formes. Celles de l’influence, de la contribution à « l’image de marque » d’un groupe industriel (elle-même génératrice de profits via les autres activités du groupe), d’un relatif contrôle de la parole médiatique et d’une synergie entre offres d’abonnement à Internet ou à un réseau téléphonique et « contenus » en exclusivité .

http://www.acrimed.org/Les-grandes-manoeuvres-de-concentration-multimedia-comment-et-pourquoi

 

Pourquoi la taxe sur les millionnaires est au cœur de la démocratie

“Selon Locke, le pouvoir n’a d’autre but que la sauvegarde de la propriété.”

“Aujourd’hui près de la moitié du Congrès (sénat) est composée de millionnaires. Leur revenu médian est trois fois plus élevé que celui de leurs collègues de la Chambre des Représentants et vingt-cinq fois plus élevé que le revenu médian des ménages. Les tout-puissants lobbys veillent en outre à ce que les parlementaires retirent rapidement, le cas échéant, de “mauvaises” propositions. “

“Une autre stratégie couronnée de succès, surtout en temps de crise, consiste à détourner l’attention. Les antagonismes socio-économiques sont repoussés à l’arrière-plan en braquant les projecteurs sur d’autres thèmes sensibles”

http://www.michelcollon.info/Pourquoi-la-taxe-sur-les.html

58 clignotants Américains s’affolent en 2015

# 3 Il a été estimé que 43 % de l’ensemble des ménages américains dépensent plus d’argent que ce qu’ils gagnent chaque mois.

# 4 Pour la première fois, la classe moyenne américaine constituent désormais une minorité de la population américaine alors qu’en 1971, 61 % de tous les Américains étaient considérés comme faisant partie de cette classe moyenne.

# 9 Selon l’Administration de la sécurité sociale américaine, sur l’ensemble des travailleurs américains, 51% gagnent moins de 30.000 dollars par an.

# 16 Aussi incroyable que cela puisse paraître, les 20 personnes les plus riches aux Etats-Unis ont maintenant plus d’argent que l’ensemble des 152 millions d’Américains les plus pauvres.

# 37 Selon John Williams, de shadowstats.com, si le gouvernement américain donnait les chiffres exacts du taux de chômage, il serait de 22,9 %.

www.businessbourse.com/2015/12/28/58-clignotants-americains-saffolent-en-2015-cest-tellement-fou-quil-est-impossible-de-ne-pas-y-croire/